Parmis les mondes de Annenski

Il n’y a pas longtemp (aujourdh’ui même en vériter) j’ai chercher le poème « Parmis les mondes » de Innokenti Annenski sur le net j’ai été très déçu en m’aperçevant qu’elle n’existe d’aucune forme en français, je me suis donc mis la main à la pâte et j’ai traduis, tant bien que mal, ce court poème afin que, peut-être, si quelqu’un veut par hasard lire ce poème ça soit possible :

Parmis les mondes

Parmis les mondes, dans la lueur éclatante

Je répète le nom d’une étoile…

Non pas, parce que je l’aime,

Mais parce que, je m’ennuie avec les autres.

Et si je ne supporte de douter,

Auprès d’elle seulement je recherche une réponse,

Non pas, parce que je reçois sa clarté,

Mais parce que, avec elle il ne faut pas de lumière.

    Voilà qui est fait, une jolie poésie sur la solitude. Elle m’a tout de suite taper à l’oeil… en outre, cette solitude Annenski la ressentais souvent, devenir célèbre n’étais pas son but et lui même ne prenais pas ses poésie trop au sérieux. Ma traduction n’est pas parfaite mais j’éspère tout de même qu’elle ne trahira pas trop l’original.                                                                                                                                                                                       Une Chocovore.

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Le bracelet de Grenats

Le bracelet de grenats est une charmante nouvelle de l’auteur russe Alexandre Kouprine. Elle comte l’amour dans sa forme la plus pure que porte un simple télégraphe à la ravissante princesse Véra qui lui est innacessible.

Vous pouvez lire cette nouvelle comme moi en ligne ici : le bracelets de grenats
La lecture de se livre s’accompagne de : Piano Sonata No. 2 in A major, Op. 2-2- Largo appassionato Ludwig van Beethoven

« Ce n’est pas ma faute, Véra Nicolaïèvna, si Dieu a
daigné m’accorder la suprême félicité de mon amour
pour vous. Rien dans la vie ne m’intéresse : ni politique,
ni science, ni philosophie, ni souci du bonheur futur des
hommes — rien — à part vous. J’ai conscience d’être entré
comme un coin dans votre existence : si vous le pouvez,
pardonnez-moi. Je pars tantôt pour ne plus revenir
et rien ne me rappellera plus jamais à vous.
« Je vous suis infiniment reconnaissant du fait seul
que vous existez. J’ai contrôlé mes sentiments : ce n’est
pas une maladie, une manie, c’est bien de l’Amour, un
amour que Dieu m’a sans doute octroyé en récompense
de je ne sais quelle bonne action.
« Qu’importe si je fus ridicule à vos yeux et à ceux de
votre frère Nicolas Nicolaïévitch ! Je m’en vais en proclamant
avec transport : « Que votre nom soit sanctifié ! »
« Il y a huit ans, je vous aperçus dans une loge de cirque
et, dès la première seconde, je me dis : je l’aime,
parce que rien au monde ne lui ressemble, parce que rien
ne lui est supérieur, parce qu’aucune bête, aucune plante,
aucune étoile, aucune créature humaine n’est plus belle
ni plus douce. Toute la beauté de la terre semblait s’être
incarnée en vous…
« Que pouvais-je faire ? Me sauver dans une autre
ville ? Mais mon cœur n’eût cessé d’être auprès de vous,
à vos pieds, chaque instant de mes journées eût été rem-
pli de vous, vers vous auraient volé toutes mes pensées,
tous mes rêves… délicieux délire… J’ai honte et rougis
mentalement de cette sotte histoire de bracelet, et me figure
l’impression qu’elle a produite sur vos invités. Mais
il est permis de se tromper.
« Dans dix minutes je ne serai plus. Je veux seulement
jeter moi-même cette lettre à la poste. Vous la brûlerez
sans doute. Et moi je viens d’allumer mon poêle et j’y
brûle ce que je possédais de plus sacré : votre mouchoir
(vous l’aviez laissé tomber à un bal du Cercle de la Noblesse
et je m’en emparai) ; le billet dans lequel vous
m’interdisiez de vous écrire (oh ! de combien de baisers
l’ai-je couvert !) ; le catalogue d’une exposition de tableaux,
que vous oubliâtes un jour sur une chaise… C’est
fini. J’ai tout détruit… et pourtant je crois, et même je
suis sûr que vous vous souviendrez de moi. Si un jour
vous vous souvenez de moi, alors… je sais que vous êtes
musicienne, car c’est aux quatuors de Beethoven que j’ai
eu le plus souvent occasion de vous voir… si donc vous
vous souvenez de moi, jouez-vous ou faites-vous jouer la
sonate en ré dièse N. 2. Op. 2.
« Je ne sais comment terminer cette lettre. Du fond de
l’âme, je vous remercie d’avoir été l’unique joie, l’unique
consolation, l’unique pensée de ma vie. Soyez heureuse
et qu’aucun souci ne trouble plus désormais votre belle
âme. Je vous baise les mains.
« G. S. J. »

Bien à vous, une chocovore.

Adagio de Garri Bardine

   Adagio, un magnifique dessin-animé de seulement 10min crée au « Studio Stayer »(Moscou) et réalisé par Garri Bardine, il montre dans ces images l’incapacité des gens à accepter la différence.
Liens youtube : <Adagio>
   Dès les premières images les notes de la musique Adagio d’Albinoni de Remo Giazotto viennent nous bercer, alors que sur l’écran on voit se trainée une masse grise de poupées de papier qui avance sans but en plein milieu d’une tempête. Au travers de cette masse se fraie un chemin une grande poupée blanche qui se place à l’avant et déploie ses ailes afin de protéger ses camarades du mauvais temps. Lors d’une acalmie tout le monde s’arrête et prête attention à la grande poupée, une petite poupée s’approche et la salit, mais elle reste blanche, d’autres viennent et tentes à leur tour de la rendre grise, au final la poupée est réduit en morceaux tous tâchés. La masse continue son chemin. Sous la pluie, de leurs côté les bouts de papier se rassemblent et reforment la poupée blanche, elle s’élève dans le ciel et malgré la cruauté du groupe fait régner la lumière dansleur monde de brouillard. Les poupées grise s’agenouillent devant la blanche et se relèvent en brandissant des pancartes l’illustrant. Continue leur marche cadencée et sans répit. Quand tout à coup, un membre de la marche remarque une poupée toute noir qui peine à suivre le rythme, la masse se tourne vers elle, l’encercle, nous devinons que l’histoire se répète…
   Ayant visionné ce dessin-animée pour la première fois, je me suis mis en tête que la grande poupée était Jésus-Christ qui, comme la poupée, aida les hommes, ce qui, malheureusement, ne l’empêcha pas d’attiser la colère de certain et mourir, et, même à cet instant, il pardonna et ne souhaita que le bien du peuple. Lors de son envol au ciel, tel une colombe blanche, la poupée de papier rend le monde plus claire. Jusque là tout collait, jusqu’à ce qu’aparaisse la poupée noir, qui, personellement, m’a effrayé, sa démarche, sa couleur noir n’y on pas été pour rien.
Voilà ce qu’en dit Garri Bardine en interview:
   « – Je n’ai pas imaginé Adagio en dormant, mais la nuit je me suis réveillé, car j’ai compris: il n’a pas de final. Finir avec, seulement, l’ascension de la poupée blanche aurait été injuste, car alors ce serait une illustration de l’histoire du Christ. Ce n’est pas de ce sujet que je traite dans le film. Je faisais un film sur la foule grise, et j’avais besoin d’un final, qui y correspond. Et voilà qu’à 5 heures du matin, l’idée de faire apparaître une poupée noire me vint – afin de comprendre la nature cyclique de l’histoire. Et il en est ainsi, la foule grise n’aime pas la poupée blanche autant qu’elle n’aime pas la noire. La foule n’aime pas ceux qui ne ressemble pas à elle. C’est à ce moment que j’ai compris que je pouvais me rendormir. Je me réveillerais, si ce n’est pas célèbre, alors, en tout cas, avec le sentiment que Dieu m’a embrassé. Parce que l’idée était bonne « 
   Et donc on se rend compte qu’il ne sert à rien de se casser la tête à trouver des sens bien compliquer à ce film. Le message est que la société (la foule grise) n’accepte pas la différence. Mais je ne crois pas que ça s’arrête là, le desssin-animée pour moi veut dire plus, il y a aussi la non-reconnaisance des poupées envers leur « sauveur ». Une autre de mes versions est que la poupée noir fesait régner la tempête et la blanche la lumière, la masse grise était sous le règne du mauvais temps et ne pensait pas qu’il y avait mieux car ils étaient habitués à leurs conditions. Plus tard, la blanche leur montre une autre façon de voir les choses la foule prend peur et le réduisent en miettes. La foule se rend compte après coup qu’elle leur offrait un monde meilleur et la vénère. La lumière établit ils localisent la poupée noire et on ne le voit pas mais on sait que les poupées vont lui passer un bon coup de savon !… j’aime bien cette version car la poupée noire me fait peur et j’aime à penser qu’elle est liée à quelque chose de mal.
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   En sommes je pense que c’est une bien belle vidéo ornée d’une joli musique auquel on peut trouver plusieurs sens. Garri à réaliser bien d’autres film et peut-être que je parlerais encore d’autre de ses petites oeuvres. Sur ce, je m’en vais manger du chocolat 😉 !